Déshumidification


L’électro-osmose et ses principes:

L’électro-osmose est un principe physique qui consiste dans le mouvement d’un liquide à travers un capillaire, ou à travers plusieurs capillaires d’un matériel poreux (comme une brique), par l’effet de l’application d’une différence de potentiel électrique.

Lorsque dans un mur, il y a humidité par remontée capillaire, il est possible de mesurer une différence de potentiel de l’ordre d’une centaine de millivolts. Ce courant, variable d’un point à un autre, est généré par l’eau qui remonte par capillarité à l’intérieur du mur et elle est proportionnelle à cette dernière. Il est donc évident que la plus immédiate et rationnelle solution au problème de remonté de l’eau par capillarité, est celle d’imposer aux murs un potentiel supérieur et contraire, à travers l’installation d’un système approprié.

Assemblage d’un système de déshumidification dans un immeuble:

  1. On commence par la réalisation d’un caniveau technique à l’extérieur, au niveau zéro ou au niveau le plus bas possible. A l’intérieur seront posés un fil positif sans interruption et un fil négatif qui sera relié aux piquets préalablement enfoncés dans la terre.
  2. Réalisation des trous qui logeront les piquets négatifs isolés et placement de ceux-ci ; un tous le 5 mt. environ.
  3. Placement du fil négatif tout le long du périmètre de la façade et branchement avec les piquets négatifs.
  4. Le fil positif antioxydant est alors posé dans le caniveau et fermé avec du ciment.
  5. Fermeture du caniveau technique avec un mortier.
  6. Installation de la centrale électronique d’alimentation et mise en place d’un champ électrique inversé et supérieur à celui mesuré. Test du système avec le milliampèremètre pour évaluer l’efficacité du système.

 

Murs en contact avec la terre:

Installation des électrodes dans les murs en contact avec la terre:

  1. Un ou plusieurs électrodes positives jusqu’au niveau maximal atteint par l’humidité
  2. Une ou plusieurs séries d’électrodes à piquets négatifs entre le terre-plein.
  3. Une électrode négative de dispersion du courant en continu.

 

Les matériaux spéciaux à utiliser dans l’électro-osmose:

Electrodes, insolubilisant et autres produits pour l’élimination des sels, tous protégés par des brevets. Les électrodes garantissent des solides garanties de stabilité électrochimique et mécanique. Le phénomène qui limite la durée de vie de ces derniers est l’électrolyse, qui accompagne chaque électro-osmose > 1,23V.

Ce potentiel très oxydant pour l’électrode positif, provoque sa lente mais inévitable dissolution, accompagnée par des phénomènes de passivation, réduisant ultérieurement son pouvoir de décharge. Pour contrecarrer ce phénomène, l’électrode positif doit être conçue de telle manière que le conducteur, en métal noble, soit protégé par une couche de matériel synthétique ayant une épaisseur suffisante à garantir une bonne capacité de décharge par unité linéaire, ainsi qu’une grande résistance à la dégradation.

Les électrodes que nous avons brevetées sont réalisées avec une technologie qui puisse assurer les meilleures propriétés mécaniques, une grande souplesse, ainsi qu’une grande stabilité électrochimique et cela, à un coût compétitif. Les insolubilisant pour chlorures et sulfates, sont réalisés en assemblant des produits communs, tandis que, pour l’insolubilité des nitrates, nous utilisons un produit que nous avons mis au point et breveté afin de réhabiliter des locaux originairement utilisés comme étable ou reposant sur des terrains à haut contenu de produits organiques.

Complètent notre gamme des additifs qui rendent conducteurs de courants les mortiers qui scellent les électrodes et les régulateurs hydro-salins employés, selon les cas, comme protection ultérieure des murs réhabilités et leurs induits.

Comparaison entre les différentes méthodes de réhabilitation:

TypeSolution
Ouverture du mur. Barrière mécanique contre la remontée, actuellement interdite.
Injection de liquides à inversion de ménisque. Barrière physique contre la remontée.
Injection de produits solidifiants (résines). Barrière chimique contre la remontée.
Application d’enduits osmotiques. Sans barrière contre la remontée.
Application d’enduits macro-poreux. Sans barrière contre la remontée.
Application du système électro-osmotique. Barrière électrique contre la remontée de l’eau.
Montage de systèmes électro-physiques à ondes électromagnétiques. Absence de notices théoriques ni brevets connus qui en témoignent l’efficacité.

Saignées dans le mur:

Choisi l’emplacement de la saignée entre deux couches de briques, on enlève le mortier sur toute la longueur du mur. Les saignés doivent être parallèles et correspondantes, autrement il y a le risque d’instabilité du mur.

Le travail est effectué avec une scie appropriée montée sur chariot dont les roues sont placées sur des rails qui garantissent la régularité des coupes. On insère une feuille de plastique rugueux dans la fente ainsi crée et on rebouche avec du mortier. Problèmes : le mur doit être en briques (non en pierre) et il doit être bien bâti ; les alignements des briques doivent avoir les intersections parfaitement parallèles en hauteur ; le mur ne doit pas dépasser 50 cm ; en proximité d’angles, colonnes, conduites d’eau/gaz ou électriques, les travaux sont souvent effectués en économie (parfois les coûts doublent); type d’intervention interdite par la loi en zone sismique.

De plus, en présence de coupes dans les murs, l’assurance, en cas de tremblements de terre, affaissement du terrain, etc.., peut refuser de rembourser les sinistres. La feuille insérée dans le mur doit sortir de l’induit d’au moins 10 mm. ; la coupe doit être le plus bas possible, car la zone en dessous de celle-ci reste mouillé.

La partie mouillée du mur doit impérativement sécher (cela parfois prends des années), en la laissant sans enduit ou en utilisant un enduit macro-poreux, mais cela fait augmenter les coûts. Ce système est irréversible et n’est pas applicable aux murs en contact avec la terre.

Injection de liquides à inversion du ménisque (barrière physique):

Cette méthode est efficace uniquement avec des produits de haut niveau et donc assez coûteux. Elle prévoit : forage du mur avec des trous inclinés de 12 mm de diam., profonds d’environ ¾ de l’épaisseur du mur et distants de 20 cm. ; injection dans chaque trou d’un liquide à inversion du ménisque par le biais de pots fixés dans le mur, un pour chaque trou, avec un tuyau d’alimentation scellé dans son trou. Cela crée une barrière physique contre la remontée par capillarité.

Le phénomène peu ne pas être réversible.

Le liquide, avec un pouvoir mouillant supérieur à celui de l’eau, pénètre dans le mur par capillarité en un temps défini, provoque l’inversion du ménisque et l’eau parte.

Injection de produits solidifiants (barrière chimique):

Cette méthode, moins coûteuse, mais aussi moins efficace que la précédente, prévoit l’injection sous pression et à saturation, de silicones et/ou produits époxydiques, Le but est celui de remplacer l’eau présente dans les micro-pores par ces liquides se diffusant par la suite par capillarité (de manière aléatoire) dans le mur.

Avec cette méthode le remplacement de l’eau par ces produits n’est pas assuré, surtout dans les parties hautes. Cette méthode a tendance à créer une barrière chimique et elle n’est pas réversible. Tant dans le cas d’une barrière physique, comme pour la chimique, demeurent les problèmes suivants : dans les deux cas, le liquide se propage dans le mur en fonction des caractéristiques des capillaires, d’une manière non programmable ; sans la garantie, donc, que la barrière soit complètement formée.

Comme dans le cas des coupures mécaniques dans le mur, la partie du mur qui se trouve en dessus de la zone d’injection doit être mise à nu de tout enduit et sécher durant 2/3 ans, ou ré-enduite avec des enduits macro-poreux ; mais dans ce cas les prix augmentent en conséquence. Cette méthode non plus, n’est pas applicable aux murs en contact avec la terre.

Application d’enduits osmotiques (appelés erronément « déshumidifiants »)

Les enduits osmotiques ne sont pas utilisés dans le but de réhabiliter, mais de cacher le phénomène de l’humidité durant une certaine période. Avec ce système on couvre la zone du mur à traiter jusqu’à une hauteur d’environ 30-50 cm. en dessus des taches d’humidité. Le mur apparaît aussitôt réhabilité ; mais, avec le temps, cet enduit imperméable provoque la remontée du front humide et l’apparition de nouvelles zones d’humidité à partir du niveau maximum où a été appliqué l’enduit osmotique.

La réitération de ces couvertures a emmène, dans certains cas, (Venise) les taches d’humidité à remonter au-dessus du plafond du deuxième étage. Il est nécessaire  de se rappeler que, en conditions de porosité fine et bien organisée (par cela on entend une brique bien cuite), la colonne capillaire peut s’élever de 15 mt. avant que la force de gravité arrive à arrêter (mais pas à inverser) la remontée.

Problèmes : la remontée n’est pas interrompue, les dommages aux murs réapparaissent, mais plus en hauteur.

Enduit macro-poreux (appelé improprement « déshumidifiant »):

Un enduit macro-poreux réussit, au début de sa vie, à faire évaporer davantage d’eau prélevée du mur sur lequel est appliqué, que celle qui remonte par capillarité du terrain sur lequel il est posé. De cette façon, la surface de l’enduit n’est pas obscurcie par la présence d’eau liquide en attente d’évaporation.

Toutefois, l’eau qui remonte par capillarité, porte toujours avec soi un certain pourcentage de sel dissout, originairement présents dans le terrain et dans le mur même. Ces sels, selon leurs saturations, tôt ou tard (de quelque mois à plusieurs années), cristallisent dans les macro-alvéoles où, au fur et à mesure que l’eau évapore, les remplissent. A partir de ce moment, le sel déposé par l’eau en évaporation, passant du stade amorphe (petit volume) au stade cristallisé (plus gros volume), comprimera les parois de l’alvéole jusqu’à sa désagrégation.

Cela arrivera en même temps dans tous les alvéoles en provoquant, comme l’on peut constater dans ces cas, la chute soudaine de grandes portions d’enduit avec l’apparition d’une sous-couche pulvérisée. De plus, dans le cas de concentrations salines importantes, on observe en quelque mois, la rapide formation de grosses taches d’une couleur jaunâtre au gris foncé, et une conséquente altération, avec des gonflements et pulvérisation des zones de plus en plus grandes sur les couches d’enduit macro-poreux appliqués auparavant.

La grande capacité d’absorption de l’enduit macro-poreux provoque parfois la remontée, à l’intérieur de l’enduit même, du front de l’eau en évaporation, avec le transfert vers le haut des tâches conséquentes. De plus, l’enduit macro-poreux peut être utilisé uniquement en extérieur, à cause de la grande quantité d’eau extraite par évaporation, qui saturerait un endroit clos.

Les avantages de cette méthode sont dus au fait qu’il peut être appliqué par du personnel non qualifié (même si cela peut s’avérer difficile), avec l’obtention immédiate de résultats esthétiques indubitables.

Problèmes : cette méthode n’interrompt pas le flux d’eau en remontée, mais au contraire, l’alimente, à cause de l’augmentation de la concentration des sels à l’intérieur du mur ; par conséquent, toute intervention de réhabilitation s’avère plus difficile; sa durée est limitée, parfois très limitée, son coût élevé et ne peut pas s’appliquer sur de mur d’intérieurs à cause de la saturation de l’air ambiante, ni sur de murs en contact avec la terre, ce qui ne ferait qu’augmenter les effets néfastes.

Système électro-osmotique:

Lorsque dans un mur de l’eau est présente en remontée capillaire, en son intérieur se crée un champ électrique mesurable en centaines de millivolts. L’installation d’un système élctro-osmotique consiste en l’application d’un champ électrique majeur et opposé à son homologue naturel, que renvoie l’eau dans le terrain.

Ce système comporte l’insertion d’électrodes tout le long des murs humides et l’application d’une différence de potentiel étudiée selon les besoins. L’électrode positive est insérée dans le mur (extérieur ou intérieur) à une hauteur environ égale à la hauteur de la tache.

L’électrode négative est insérée dans le mur (extérieur ou intérieur), au niveau le plus bas possible, sous le plancher ou dans la cave. Il faut faire attention au fait que l’application d’un champ électrique, même si de faible intensité, provoque la migration des ions salins libérés de l’eau saturé en sel. Afin d’avoir la certitude que ces ions n’agressent pas chimiquement l’électrode de charge opposée, est impératif d’insolubiliser les sels qui se trouvent en proximité des électrodes.

L’insolubilisation des sels et la conséquente neutralisation de l’agressivité des ions, permet par la suite, la hausse de la tension appliquée bien au-delà des limites de la pure électro-osmose. Le temps de régression de l’eau dans les capillaires, et donc, du séchage du mur, se mesure en semaines. La méthode peut s’appliquer aux murs en contact avec la terre et le système est réglable et réversible.

La consommation de courant pour un mur long de 100 mt. est, au début, d’environ 5 watts, pour ensuite se réduire à zéro en deux/trois mois.

Problèmes : le système électro-osmotique doit être toujours branché ; il peut arriver que les électrodes soient interrompues durant de travaux de manutention et dans ce cas, il faudra veiller à leur bon fonctionnement. En outre, l’installation du système doit être effectuée par du personnel qualifié. Caractéristiques péculiaires et uniques de ce système de déshumidification sont :

  • l’eau présente dans le mur est redirigée dans le terrain (séchage du mur);
  • empêcher à l’eau du sol de remonter dans le mur (barrière contre la remontée de l’eau).

Si le système est appliqué correctement, il s’agit d’une solution définitive au problème.

Systèmes électrophysiques à ondes magnétiques :

A ce jour il n’existent ni études théoriques, ni de brevets qui puissent témoigner de l’efficacité de ce système. Nous conseillons de se méfier de toute approche commerciale qui propose des solutions simples et immédiates pour un problème complexe comme l’humidité par remontée de l’eau dans les murs.

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